Croisières sur nos rivières et canaux

Péniche, Pénichette, Scey-sur-Saône et Saint-Albin,, 70, Haute-Saône, Franche-Comté, France // France, Franche-Comté, Haute Saône, 70, Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Barge
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Tout le monde peut piloter une pénichette et partir à la découverte des berges françaises. Pas besoin de permis. Avec le développement du réseau fluvial, il y a de quoi faire. Par Laurence Geffroy

•Venu d’Allemagne
Les croisières sur fleuves et canaux ont été inventées par les Allemands pour profiter des paysages des bords du Rhin. En France, au XVIIIe siècle, seuls de riches touristes empruntent les voies d’eau entre Orléans et Nantes ou Nevers. L’arrivée des bateaux à moteurs démocratise l’activité au début du XXe siècle. Peugeot lance ainsi en 1927 le premier guide de navigation fluviale. Des travaux sont entrepris pour pouvoir emprunter les canaux. Mais la Seconde Guerre mondiale freine ce développement. Dans les années 60, c’est la demande des touristes étrangers qui attire l’attention des voyagistes sur le potentiel de ce mode de transport et d’hébergement dans l’Hexagone.

Soi-même. La pénichette (“house-boat”) se conduit sans permis
si elle mesure moins de quinze mètres. 47 compagnies gèrent ce marché de la location en France (1 600 bateaux).
Sur la plupart des modèles, avec un moteur de 50 chevaux, on
circule entre 6 et 10 km/h. Pour faciliter le voyage, “Voies navigables
de France” propose de télécharger cartes, guides et codes de navigation
sur www.vnf.fr.
En paquebot. Avec des embarcations pouvant atteindre jusqu’à 135 mètres de long, les paquebots fluviaux proposent des croisières de plusieurs jours. Moins chères que des croisières maritimes, elles trouvent aujourd’hui une large clientèle, notamment internationale puisque la moitié des clients sont allemands, suisses ou belges.

•Naviguer dans l’Ouest
-La Maine, la Sarthe, l’Oudon et la Mayenne compte 1 100 km de voies. Le développement du tourisme fluvial est plus récent dans cette partie Ouest de la France. -La Loire est peu fréquentée par les pénichettes car elle est difficilement navigable, avec un débit irrégulier. On se souvient des déboires du paquebot Loire Princesse, confronté
aux violents courants du fleuve.
-Le canal de Nantes à Brest est apprécié pour découvrir la Bretagne bucolique.
-Il y a aussi la Vilaine entre Dinan et Rennes (canal d’Ille-et-Rance), le Blavet, une rivière canalisée de Pontivy à Lorient.
-N’oublions pas la Charente ! De Rochefort à Angoulême, il y a de très beaux
sites (port gabarier de Saint-Simon, abbaye de Bassac, Jarnac, Cognac…).

•2 600 km de voies
Dans le tourisme fluvial, la lenteur n’est pas un obstacle mais un objectif ! La France compte 2 600 km de voies dédiées au tourisme gérés par “Voies navigables de France”. Cette structure créée par l’État s’associe de plus en plus aux collectivités territoriales pour développer les itinéraires à vélo le long des canaux car nos cours
d’eau sont finalement assez peu fréquentés malgré leur potentiel.

•Quelles régions ?
– Le Canal du Midi passant par Carcassonne, Narbonne… est classé au patrimoine
historique de l’Unesco. Il relie la Méditerranée à l’Atlantique.
– En Aquitaine, la rivière Baïse accueille désormais des bateaux de plaisance, qui aiment s’arrêter à Moissac ou Agen, sur le canal de la Garonne.
– La Camargue : itinéraire parfait pour les débutants car facile pour la navigation.
En Bourgogne. Le réseau est l’un des mieux aménagés pour la plaisance avec
un choix de routes différentes jusqu’à Nevers ou Sancerre.
L’Île de France avec la Seine, l’Oise et la Marne, draine 50 % du chiffre
d’affaires du tourisme fluvial.
– La Meuse, la Moselle et le Rhin sont reliés à la Belgique et à l’Allemagne.
– Dans les Hauts de France, le réseau est dense, mais moins fréquenté.
– Saône et Rhône : pour les gros bateaux car la navigation est difficile.

Photos : © Fédération des industries nautiques

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