Fred Radix sifflera deux fois en Vendée !

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Quel est le point commun entre de la musique classique et l’art de siffler ? Fred Radix, alias Le Siffleur ! À voir, et à entendre, vendredi 19 mai à Luçon et samedi 20 mai à Montaigu, accompagné d’un quatuor à cordes. Par Delphine Blanchard.

L’art de siffler est quelque chose de plus en plus rare, d’où cela vous vient-il ? Et quel travail cela demande-t-il ?

J’ai toujours sifflé. En voiture, mes copains me disaient : “Mais c’est toi ou c’est la radio ?” J’ai une capacité à siffler plus haut que la moyenne. Et je travaille surtout pour enlever le souffle. La musculation du visage est également très importante. Malgré tout, il faut se reposer entre deux partitions sifflées et c’est ce que permettent les sketchs qui les entrecoupent. Cela fait quatre années que je tourne, au bout de 400 représentations, les gens me font remarquer : “C’est devenu rare d’entendre siffler. J’avais un tonton qui sifflait…” Il y a une charge émotionnelle forte.


Vous interprétez Mozart, Satie, Schubert… Vous qui avez commencé en 1994 comme chanteur à textes ! Alors le classique, cela vient d’où ?

J’en ai souvent écouté pour me détendre. Il y a quelques années, j’ai même organisé des siestes sifflées dans la rue : le public bien installé dans des transats. La vie artistique est faite d’heureux hasards. Des musiciennes de classique ont proposé de m’accompagner. Moi, je n’aurais jamais osé en rêver ! Je ne suis pas instrumentiste, juste un p’tit bricoleur… J’ai désormais une queue-de-pie, et suis entouré d’un quatuor à cordes. Grâce à ces musiciennes, je suis devenue un soliste et mon instrument, c’est ma capacité à siffler.

Mais comme on ne se refait pas, il y a toujours du burlesque, de l’humour, du second degré…

Le personnage a pris le pas mais mon univers est le même, dans un savant mélange d’humour et de théâtralité. Je fais même des petits clins d’œil à mon ancien répertoire. J’aime bien dire que ce spectacle récompense les curieux. Ceux qui veulent bien se laisser embarquer dans un one man show musical, en compagnie de ce personnage de virtuose, ce Pavarotti de la musique sifflée, un peu pédant au début mais qui, finalement, ne se prend pas vraiment au sérieux.
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•  “Le siffleur”. Vendredi 19 mai à 20 h 30 à Luçon (théâtre Millandy) et samedi 20 mai à 22 h à Montaigu (festival Mont’en scène au théâtre de Thalie). www.lesiffleur.com.

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