Naturopathie : les bienfaits des plantes !

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La naturopathie se concrétise d’abord par la prévention, via l’alimentation et une certaine hygiène de vie, pour éviter l’apparition des maladies. Ulrich de Greef, naturopathe, nous en parle. Propos recueillis par Yvelise Richard.

Naturopathie, phytothérapie, aromathérapie… Que recouvrent ces termes ?
Recouvrant diverses disciplines, la naturopathie est une forme de médecine traditionnelle européenne, qui, lorsque les maladies apparaissent, va inviter le corps à se soigner par lui-même, en utilisant les moyens à disposition dans la nature. On travaille notamment sur la pratique de sport, l’alimentation, le sommeil. Mais on ajoute aussi des moyens naturels pour améliorer la forme au quotidien avec les plantes, les huiles essentielles, les oligo-éléments, l’homéopathie…
Parmi ses multiples « branches », citons la phytothérapie et l’aromathérapie. La phytothérapie est tout simplement l’utilisation des plantes pour se soigner. Avec différentes manières d’extraire les principes actifs des plantes. Quant à l’aromathérapie, elle traite les maux avec les huiles essentielles, et la gemmothérapie utilise de jeunes pousses et des bourgeons de plantes, macérés dans de l’alcool et de la glycérine. Car le bourgeon recèle déjà tous les bienfaits que l’on trouvera dans l’arbre (de la racine à la fleur).

L’huile essentielle de céleri détoxique le foie et les reins. On la respire en cas de « charge mentale importante », quand on a l’impression de porter l’organisation de la maison sur les épaules.

Quels maux soignent ces diverses disciplines ?
Tout type de troubles, divers maux digestifs, ostéo-articulaires, nerveux ou bien encore les troubles du sommeil ou de la peau… Chez les personnes âgées, on soulage les douleurs de l’arthrose, avec des anti-inflammatoires naturels qui marchent bien, sans effet secondaire. Par exemple le curcuma, pris sous forme d’extrait en gélules (complément alimentaire), est intéressant pour que le corps l’assimile bien.
En naturopathie, la démarche consiste à rechercher d’abord les causes du problème pour les supprimer. L’action est efficace pour toutes les pathologies chroniques, ou face à des désordres émotionnels à l’origine de la maladie. On peut commencer par traiter avec des élixirs floraux, par exemple, ensuite on voit comment cela évolue. On s’adapte, on tâtonne, on rectifie au besoin.

Homme ou femme, jeune ou senior : qui est concerné ?
En consultation, on voit des personnes de tout âge (de 2 ans à 87 ans, en ce qui me concerne). J’ai beaucoup de femmes entre 30 et 60 ans,; et au printemps des jeunes pour des problèmes d’acné. Je suis des gens qui ont une prise de conscience sur leur alimentation et sur leur approche des cosmétiques : « qu’est-ce que je mange ? que dois-je donner à manger à mon bébé ? Comment dois-je le soigner ? »
En général plus on intervient tôt sur un problème, plus il est plus facile à traiter. On commence par rééquilibrer le terrain de la personne (les prédispositions de chacun à développer certaines maladies), en fonction de sa génétique, de son capital santé et de son mode de vie. Le naturopathe travaille dans la prévention. Idéalement, les gens devraient le rencontrer avant d’être malades. Mais en pratique, c’est plus rare, les personnes viennent souvent car ils sont insatisfaits des réponses de la médecine allopathique après parfois plusieurs années. Du coup, c’est plus compliqué à dénouer.

GÉRER LES DÉSORDRES ÉMOTIONNELS

Le corps sait-il reconnaitre ce qui est bon pour lui ?
Oui. D’ailleurs, les enfants le savent très bien. En grandissant, on perd cette connaissance, ace ce que l’on pourrait appeler « la diététique d’économie de marché » influencée souvent par la publicité. Quand le corps ressent un besoin de protéines par exemple, on va avoir une sensation de faim et notre cerveau traduit par : « Je veux manger une barre chocolatée !» C’est agréable sur la moment, mais le besoin de protéines n’est toujours pas comblé.]

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Ulrich de Greef : « Utilisons les plantes pour notre santé ».

Qu’appelez-vous « désordres émotionnels » ?
Ce peut être des chocs émotionnels (deuils, crise…) qu’il faut bien désamorcer sinon ils risquent de créer des maladies plus tard ou des troubles plus lourds.
Les fleurs de Bach (élixirs floraux) vont agir sur les différentes émotions, rassemblées dans différents groupes : découragement, désespoir, les peurs, la solitude… Ou pour accompagner une personne en phase de dépression. On essaie d’identifier l’émotion qui est la plus gênante ou qui bloque les choses au quotidien. C’est cet élixir-là que l’on donne, en surveillant l’action qu’elle produit sur la personne.

Quel coût ? Quelle qualité ?
Parmi les marques d’huiles essentielles, on trouve de tout à tous les prix. Ce qui n’est pas cher n’est souvent pas de bonne qualité. Mieux vaut privilégier les huiles bio (même si toutes n’existent pas en version bio). J’ai retenu quelques laboratoires avec lesquels je travaille régulièrement : Bioflore (en Belgique), Pranarôm, Herbes et Traditions, Florame…

Quels moyens ? Quelle action ?
Il faut casser le cercle vicieux dans lequel les gens sont enfermés : j’attaque ce cercle par différentes portes d’entrée, pour que cela redémarre dans le bon sens. On aide les gens à remonter la pente. Parmi les différentes écoles naturopathes, certaines travaillent en trois phases : nettoyer le corps ; traiter le problème et enfin stabiliser les choses avec un rééquilibrage alimentaire et une réorganisation de l’hygiène de vie.

DES PLANTES, MAIS PAS SEULEMENT…

Quelles précautions prendre avec les huiles essentielles ?
Déjà à l’achat, il faut connaitre le nom latin de la plante dont on achète l’huile essentielle. Par exemple, on ne doit pas confondre la sauge sclarée (aux vertus anti-épileptiques) et la sauge officinale (qui elle peut déclencher des crises d’épilepsie car elle est neuro-toxique). Si la marque indique le pays de provenance, c’est un bon point. De même, si l’on connait la partie de la plante qui est utilisée dans l’huile (feuille, fruit, racine…) ! Tous les organes de la plante ne contiennent pas toutes les mêmes molécules actives.

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La carotte a un rôle anti-toxine reconnu pour le foie et les reins. Son huile essentielle limite les tâches de pigmentation de la peau.

Quel tarif pour une consultation ? Quel remboursement ?
La première consultation coûte 60 € (pour une heure trente d’entretien à domicile) ; les suivantes : 35 €. Pas de remboursement par la Sécurité sociale, mais certaines mutuelles accordent des forfaits de prise en charge annuels.

N’y a-t-il que des plantes dans votre boite à outils ?
Non, pas uniquement. L’huile de saumon sauvage d’Alaska, par exemple, contient énormément d’acides gras essentiels, qui vont soutenir le système nerveux et favoriser la concentration, en limitant le stress, ou le risque de dépression et favoriser la bonne santé cardio-vasculaire. C’est ce qui manque dans l’alimentation de tous les jours.

Peut-on soigner aussi les animaux par les plantes ?
Oui. Pour des problèmes d’arthrose ou des soucis axés sur le système locomoteur, on sait qu’on peut agir. D’ailleurs des vétérinaires sont formés et qui utilisent des huiles essentielles. Pour les animaux, les dosages diffèrent. On peut aussi utiliser des Fleurs de Bach, car certaines marques ont développé des complexes pour les animaux.

Merci au Potager extraordinaire de La Mothe-Achard, pour l’accueil lors des prises de vue.

♦Lire aussi : Se former à l’aromathérapie.

VIDEO : notre émission L’Air de Rien avec Ulrich de Greef.ulrich de greef tv vendée

 

 

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