Comment améliorer la performance énergétique d’un bâtiment ?

Comment améliorer la performance énergétique d’un bâtiment ?

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La consommation énergétique est l’un des principaux postes de dépenses des foyers. Plusieurs éléments sont en cause et il convient de les corriger pour que les performances énergétiques de votre logement soient améliorées. Mais pour ce faire, des travaux doivent être entrepris.

Dépenses énergétiques : effectuer un audit énergétique du bâtiment

La consommation énergétique de votre logement augmente pour diverses raisons, qu’il convient de déterminer avec précision afin de choisir la solution la plus adaptée. Avant toute chose, il est important d’effectuer un audit énergétique de votre bâtiment.

Il vise à établir un bilan permettant de hiérarchiser les travaux. Les données récoltées sont utilisées pour connaître la consommation énergétique du bâtiment et pour détecter la présence des ponts thermiques sur toute la structure.

Isoler les parties communes pour l’amélioration de l’efficacité énergétique

Une défaillance dans l’isolation peut impacter l’ensemble du bâtiment. En effet, les moindres espaces non isolés peuvent en faire varier la température intérieure. Entreprendre des travaux s’avère alors être l’une des priorités pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments de manière optimale. Dans une copropriété, les travaux sont d’autant plus importants que l’isolation peut ne pas être uniforme sur tout l’immeuble.

Les copropriétaires sont responsables de leurs propres appartements. Mais pour homogénéiser l’ensemble, différents travaux d’isolation peuvent s’avérer nécessaires. L’isolation par l’extérieur peut entrer dans le cadre de travaux de ravalement de façade pour réduire les coûts. C’est une solution efficace pour supprimer les ponts thermiques.

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Isoler le toit par l’intérieur ou par l’extérieur

L’isolation du toit est primordiale dans la mesure où la chaleur monte et s’évacue par cette voie. Les combles pourront être isolés par l’intérieur s’ils ne sont pas aménagés. Cependant, si l’immeuble possède un toit-terrasse, isoler par l’extérieur sera la meilleure option. Cela contribuera en outre à prévenir tout risque d’infiltration grâce à la pose d’une gaine d’étanchéité sur toute la superficie du toit.

Isoler les parties privatives pour réduire les dépenses énergétiques

Si les parties privatives ne sont pas isolées correctement, l’isolation des parties communes risque de ne pas atteindre les performances requises. Elle s’effectuera par l’intérieur si ces travaux n’ont pas encore été réalisés préalablement.

Réaliser le calorifugeage des canalisations

Nous oublions souvent que les conduites d’eau peuvent également être source de déperditions thermiques. Le parcours de l’eau est long, de l’émetteur d’eau chaude à nos robinets. Il en résulte une baisse calorique pouvant atteindre 20 %. Pour prévenir ce problème, le calorifugeage est la meilleure option.

En posant une gaine isolante autour des tuyaux de votre circuit de distribution d’eau, vous limitez les pertes de chaleur, ou la condensation si vous avez un circuit de froid dans votre bâtiment. Les matériaux de calorifugeage se subdivisent en 6 classes, les premières de 1 à 4 étant les plus performantes. Les canalisations extérieures ne doivent pas être oubliées, en prenant soin de choisir des isolants supportant les agressions extérieures, telles que la pollution ou les intempéries.

Remplacer les fenêtres simples en double vitrage

L’isolation des parois opaques et le calorifugeage des canalisations ne suffisent pas à améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment. Il faut aussi penser aux parois vitrées. Certains immeubles sont dotés de fenêtres à simple vitrage qui ne protègent pas l’intérieur des logements contre le froid ou la chaleur. Le remplacement des fenêtres par des doubles vitrages devient indispensable. Il convient de les choisir avec un coefficient de transfert thermique (Uw) le plus bas possible pour obtenir un niveau d’isolation optimal. Ces nouvelles fenêtres vous éviteront par ailleurs l’inconfort des parois froides en hiver et l’inconfort de la chaleur en été.

Installer une VMC

Le remplacement des fenêtres doit s’accompagner de la mise en place d’un VMC. La circulation de l’air dans un espace clos permet d’expulser l’air contaminé par les bactéries, la pollution intérieure, mais aussi d’éviter la condensation se produisant au niveau des pièces humides. La VMC purifie donc l’air, sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir les fenêtres trop souvent. De cette manière, la déperdition de chaleur est restreinte, limitant ainsi l’utilisation du chauffage.

Contrôler la consommation électrique du bâtiment

Le contrôle de la consommation électrique de votre logement joue un rôle prépondérant lorsque vous voulez en améliorer la performance énergétique. L’installation d’un compteur électrique vous permet d’obtenir la quantité d’énergie électrique consommée.

Celui-ci peut être électromécanique à courant alternatif monophasé ou à courant continu, comme il peut être électronique. L’un comme l’autre est utilisé pour calculer la quantité de kWh réellement consommée. Les diagrammes obtenus vous permettront de mieux gérer vos dépenses énergétiques en choisissant des appareils moins énergivores, en vérifiant l’étiquette énergie qui sera de préférence comprise entre A++ et B.

Remplacer un vieil équipement de chauffage

Le remplacement ou l’optimisation des vieux systèmes de chauffage est également un élément à prendre en considération. Nous vous rappelons que plus de 60 % de la consommation énergétique des logements, en copropriété ou individuels, concernent le chauffage. C’est ce qui explique la nécessité de remplacer un système de chauffage trop énergivore par un équipement plus performant, surtout dans les parties privatives.

Si vous disposez d’un chauffage électrique, l’ADEME recommande le remplacement des vieux convecteurs par des émetteurs plus performants et consommant moins d’énergie. Nous vous recommandons de vous débarrasser de votre chaudière si elle fonctionne au fioul. Des aides sont en outre octroyées pour la dépose des cuves à fioul.

Les chaudières au bois constituent l’option la moins coûteuse. Vous avez le choix entre les chaudières à bûche et la chaudière à granulés. La première option nécessite votre intervention pour alimenter le feu tandis que la seconde est automatisée. La chaudière à condensation fonctionne en récupérant l’énergie issue de la condensation de la vapeur d’eau contenue dans la combustion de gaz naturel.

Elle offre l’avantage de pouvoir être raccordée à n’importe quel type de circuit de chauffage d’eau chaude sanitaire, et d’être silencieuse. D’autres systèmes de chauffage sont disponibles. Il est recommandé de s’adresser à un professionnel pour faire votre choix.

Poser un régulateur de chauffage pour limiter les dépenses d’énergie

Vos appareils de chauffage ne sont pas obligés de fonctionner avec la même intensité en permanence. Les doter d’un système de régulation de chauffage vous permet d’avoir la température la plus adaptée pour chaque pièce, mais aussi en fonction des heures de la journée, de votre présence ou de votre absence. Cette solution vous évite de dépenser inutilement de l’énergie, et de faire baisser le taux d’émission de gaz à effet de serre.

Détecter les fuites électriques

Il peut toutefois advenir que la hausse de la consommation énergétique s’explique par une fuite électrique à certains endroits du circuit électrique. Elle peut s’expliquer par la vétusté de l’installation, l’humidité ou un défaut d’isolation. Une inspection minutieuse de l’installation doit être entreprise. Grâce à un multimètre, vous serez en mesure de trouver la défaillance et d’y remédier, en remplaçant les éléments déficients, mais aussi en installant un disjoncteur différentiel pour prévenir les risques d’accident qu’une fuite de courant peut provoquer.

Réduire les dépenses énergétiques en utilisant les énergies renouvelables

Réduire les dépenses énergétiques dans une habitation individuelle ou en copropriété requiert d’entreprendre des changements, parfois drastiques, pour que les résultats soient assez conséquents, autant pour le budget énergie du foyer que pour le confort de ses occupants.

L’utilisation d’une énergie renouvelable peut être envisagée comme la solution à privilégier. Nous avions déjà parlé de l’utilisation d’un chauffage au bois, mais il est également possible d’installer un système de chauffage d’eau chaude sanitaire solaire sur le toit de votre immeuble. Il est constitué d’un panneau solaire polycristallin ou monocristallin, relié à un ballon de stockage d’eau.

L’énergie solaire est récupérée par un liquide caloporteur qui vient réchauffer l’eau dans le ballon d’eau chaude. Cette solution vous permet de réduire presque de moitié la facture d’électricité. Vous avez aussi le choix d’un chauffe-eau thermodynamique, couplant une pompe à chaleur et une résistance électrique ou au gaz.

Outre la production d’eau chaude sanitaire, la production d’électricité peut également venir compléter en partie ou en totalité les énergies renouvelables, en sachant que le but de la RT 2020 est de faire en sorte qu’un logement fournisse plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Les aides à la rénovation énergétique

Ne perdons pas de vue que les objectifs actuels sont de permettre à tous de bénéficier d’un logement sain, confortable. L’État a débloqué plus de 6 milliards d’euros pour permettre la rénovation des bâtiments publics et privés. Ces derniers bénéficient d’une aide directe qui vise à permettre aux foyers d’améliorer leur empreinte carbone en faisant usage d’isolants biosourcés entre autres, d’augmenter la valeur du bien.

Une maison rénovée dans le respect des normes imposées par la RT 2012 se vendra ou se louera mieux qu’un autre bien. Par ailleurs, les travaux de rénovation énergétique contribuent à réduire les travaux d’entretien.

Les copropriétés sont éligibles à des aides comme MaPrimeRénov’ Copropriété qui est octroyée au syndic de copropriétaires à condition que les travaux envisagés permettent de réaliser un gain énergétique jusqu’à 35 %.

Les copropriétaires peuvent prétendre à cette aide à titre individuel. Elle est cumulable avec d’autres, comme celles de l’Anah ou celles qu’il est possible de souscrire auprès des collectivités territoriales, mais aussi avec l »Eco-prêt à taux zéro et les primes CEE dans le cadre du programme intitulé Coup de pouce rénovation globale.