StopCovid : l’application de suivi pour limiter le risque de transmission du coronavirus

StopCovid : l’application de suivi pour limiter le risque de transmission du coronavirus

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Il est vrai que la plupart des mesures de restriction prises dans le cadre de la lutte contre la progression du coronavirus ont été levées, mais une solution pour éliminer le virus n’a pas encore été trouvée. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de déployer une application mobile de recherche de contacts. nommée StopCovid : elle est disponible depuis le 2 juin sur Android et iPhone et a déjà été téléchargée 1,5 million de fois. Vous vous posez des questions sur l’application Stop Covid? On vous fait le point dans la suite de cet article.

À quoi sert l’application StopCovid ?

Développée par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) pour le compte du gouvernement, l’application a pour principal objectif d’accompagner le déconfinement. Avec une portée à la fois individuelle et collective, elle devrait permettre de se protéger et protéger son entourage en cassant les chaînes de transmission. Et ceci dans l’optique de soutenir l’action quotidienne des personnels soignants. En pratique, une fois téléchargée et installée sur un smartphone, StopCovid envoie une alerte lorsque l’utilisateur croise une personne testée positive au Covid-19.

Mais contrairement à certaines rumeurs, elle ne sera pas en mesure de vous géolocaliser : du moins c’est ce qu’a affirmé le secrétaire d’État chargé du numérique.
Si vous croisez une personne testée positive, vous recevrez une notification avec la marche à suivre. Comme vous pouvez le voir sur le site code-postal-villes.com, vous n’aurez alors plus qu’à chercher un centre de dépistage ou de prise en charge dans votre ville ou département

Comment fonctionne StopCovid  ?

Une fois installée sur votre smartphone, l’application StopCovid vous rappelle d’abord les gestes barrières indispensables pour stopper la propagation du virus. En parlant de gestes barrières, n’oubliez pas une maison mal aérée permet la prolifération de bactéries. Vous trouverez dans cet article quelques conseils pour bien aérer sa maison face au coronavirus.

se laver régulièrement les mains pour empêcher la propagation du coronavirus

Après cela, il faudra activer l’action de la connectivité Bluetooth pour qu’elle soit fonctionnelle pour l’application. On découvre alors 3 onglets qui permettent d’accéder aux différentes fonctions. Il s’agit de :

  • Protéger : ici vous pourrez activer ou désactiver le traçage ainsi que l’accès à vos données personnelles. C’est également là que se trouve la politique de confidentialité qu’il est conseillé de lire
  • Me déclarer : à ce niveau, vous pourrez indiquer à l’application si vous avez testé positif au Covid-19 ou pas
  • Partager : l’objectif de cet onglet est de faciliter l’adoption de l’application aux utilisateurs.

Reposant sur la technologie Bluetooth Low Energy (BLE), StopCovid peut être intégrée sur d’autres dispositifs comme les montres connectées, bracelets connectés ou autres appareils de surveillance médicale.

Pour ce qui est du fonctionnement, dès que deux personnes ayant l’application se croisent dans la rue, dans un rayon de 1,5 m, les deux téléphones portables vont se détecter par Bluetooth. Ainsi, leurs identifiants anonymisés par une méthode de chiffrement seront automatiquement enregistrés. Dans le cas où les deux sont testés négatifs au coronavirus et ne présentent aucun symptôme, rien ne se passera. Par contre, lorsqu’une personne est positive, l’autre personne recevra alors une notification, ainsi que toutes les autres personnes ayant été en contact.

Mais il faut souligner que cela ne se fait pas automatiquement. De plus, tous ceux qui ont rencontré la personne contaminée ne sauront pas qui ils ont croisés et encore moins l’endroit et à quel moment cela s’est fait.

Qu’en est-il des données utilisées ?

Il faut souligner que l’application StopCovid est au centre d’un projet européen mené par la France, l’Allemagne et la Suisse. Intitulé PEPP-PT, pour Pan-European Privacy Preversing Proximity Tracing, le projet repose sur la même approche que celle de l’application Trace Together lancée en mars à Singapour. Elle est basée sur un protocole ouvert (Open-Source). De ce fait, il n’est pas question d’accéder aux contacts des utilisateurs et encore moins à leurs données de géolocalisation. Les développeurs affirment donc que la vie privée de chaque utilisateur sera respectée.

Toutefois, selon Hubert Guillaud, responsable de la vielle à la fondation Fing, rien ne certifie que la police est les autorités sanitaires n’auront pas accès aux données.